Rechercher

Comprendre son marché, son offre de service et penser à de nouveaux modèles émergents




Prise de réflexion, regarder le monde évoluer, jeter un regard sur le passé et se dire qu’on peut avoir un impact positif en changeant nos modèles d’affaires, humains et économiques.


Si chacun pouvait collaborer à ce changement dont nous avons tous besoin de manières urgentes dans nos sociétés.


Mais d’abord voici quelques étapes pour revisiter son organisation en ce moment de ralentissement.


ÉTAPE 1 : Savoir mesurer la valeur de son offre de service s’il répond toujours aux besoins du marché actuel et en devenir


Il faut se poser les questions suivantes :


Cela répond à un besoin immédiat, mais l’offre est mal adaptée

  • Cela répond à un besoin, mais reporté dans le temps

  • Cela pourrait créer un besoin immédiat

  • Cela pourrait créer un besoin dans le temps vu les nouveaux contextes

  • Mon modèle d’affaires est continuellement à risque selon le marché



Dans tous les cas il faut prendre le temps de revisiter sa valeur :


  • Comment s’ajuster

  • Quelles sont les nouvelles données qui impactent notre offre

  • Comment on peut conjuguer avec les nouveaux enjeux

  • Quelles sont les solutions possibles

  • Qui ou quoi peut m’aider dans le cheminement de mon analyse



Il faut penser revoir ses processus en se posant les bonnes questions:


  • Est-ce que nous faisons les bonnes choses

  • Est-ce que nos processus sont efficaces ou devrions-nous les revoir

  • Devrions-nous changer ceux-ci

  • Est-ce que notre modèle de travail répond encore aux nouvelles réalités économiques, légales, sanitaires, mondiales, humaines, technologiques

  • Notre façon de faire met à risque la pérennité de l’organisation




C’est le temps de penser à revoir son modèle :


OUT : on a toujours fait pareil – IN : on va inclure nos équipes dans nos réflexions pour revoir la validité de notre fonctionnement

OUT : micro gestion – IN : déléguer et évaluer par la valeur ajoutée par le groupe

OUT : Décision unilatérale – IN : Plus on a de tête et plus on a de choix ou de nouvelles idées

OUT : Je te paye pour me servir – IN : on collabore ensemble pour créer et offrir un service, une solution, une expertise et une expérience avec des valeurs communes


OUT : les mêmes rôles et descriptifs de postes – IN : On éclate son système de travail et on met de l’avant le talent ou les futurs Intérêts des gens. On enlève la rigidité du passé

OUT : je suis le boss, je prends les décisions – IN : impliquer, partager, demander à chacun de collaborer à travers des groupes d’affaires. Créer des comités créatifs.

ÉTAPE 2 : Gestion, communication et collectivité


A) Impact humain : Les gens vont se souvenir de vos actions et de votre gestion :


  • Miser sur une flexibilité dans vos processus – recrutement – évaluation – absence- maladie - gestion

  • Soyez à l’écoute de vos employés (offrir un service d'écoute sur le moral (genre Tel-jeune, mais en mode Tel-Travail, de chat d’urgence, de courriel)


  • Mettez en place des solutions d’évaluations de bien-être autant au travail qu’en télétravail (communication verbale, sondage, évaluation en temps réel du moral, outils technologiques pour mesurer la santé psychologique de vos gens et s’assurer d’agir immédiatement même si cela est à distance.

  • S’assurer que vos employés ont tous les outils, solutions et capacités pour réaliser et exécuter le travail adéquatement et sécuritairement.

B) Voici quelques idées afin de garder vos troupes motivées et miser sur une meilleure communication et esprit d’équipe à distance :


  • Partager les réussites des gens

  • Partager la culture et les valeurs chaque jour par des exemples de réalisations des employés

  • Partager les bons coups autres que le travail (réussite d'un gâteau, gérer la crise des enfants, devenir professeur à la maison en même temps que le travail),

  • Faire des concours de faits cocasses du moment

  • Mentionner l'appréciation du travail, mais aussi de leur personne (tu me fais du bien, tu me fais rire, merci de mettre de la joie aujourd’hui)

  • Chacun peut se faire une chaîne de bon mot positif sur chacun de ses collègues (à distance), demander comment on peut aider nos employés

  • Faire des sessions de discussions – commérages autour d’un café virtuel (as-tu vu la dernière joke de …)


Les gens ont besoin de ventiler donc il faut leur permettre de le faire en ce moment !

ÉTAPE 3 : Comprendre les impacts et voir les opportunités


A) Impact des données climatiques – de nouvelles technologies ?


  • Les restrictions imposées par les autorités en raison de la crise de la COVID-19 entraînent une baisse importante du trafic aérien. Bien qu’elles soient essentielles pour prévenir la propagation de la maladie, ces mesures ont un effet pervers : la précision des prévisions météo est aussi en déclin. Les données météorologiques recueillies par les milliers d’avions en vol chaque jour sont essentielles aux modèles de prévision météo. Depuis le début de la crise, le nombre de vols a été réduit au maximum, privant les modèles de prévision d’une donnée, dont ils ont grand besoin.

  • On remarque une baisse de 65 % de la quantité de données prises par les avions.

  • Donc avec le contexte actuel on revient à des anciennes méthodes à défaut d’en avoir de nouvelles.

  • Opportunité de créer un nouveau modèle d’affaires pour diversifier les prises de données : Des drones longue distance ?

B) Impacts économiques – se réinventer


  • Industrie voyage : Revoir comment on peut créer de nouveau partenariat dans certains secteurs. On pense que le modèle agence de voyages est fini et sera à terre pour le moment. Pourquoi ne pas créer cette opportunité pour travailler avec des gens en technologies et faire vivre des voyages planifiés à travers le monde grâce au casque virtuel 3D agrémenté de sons, sensations et odeurs d’ambiances. On crée un parcours découvertes du monde. On magasine son plan pour s’évader un peu.


  • Les pays ferment leurs frontières : c’est le temps d’encourager notre industrie locale. Nous avons des produits intéressants que nous avons de la difficulté à livrer seuls. Par contre si on créer un regroupement avec nos chambres de commerce pour partager les coûts de livraison de manière sanitaire dans nos foyers cela peut continuer à faire rouler l’économie. Même les restaurants pourraient s’y associer par la livraison de repas spéciaux. En équipe, en groupe on diminue les coûts. On crée de nouveaux emplois de livraison et ses membres sont équipés pour se protéger et protéger les clients.


C) Crises sanitaires


  • Des usines ou industries fermées : Peut-on les transformer rapidement pour créer des produits essentiels en ce temps de crises. Réutiliser ce que nous avons pour le réorganiser et le modifier pour répondre à d’autres besoins. Des collaborations entre entreprises peuvent se créer.


  • Passer par les communautés culturelles pour sensibiliser, éduquer et informer autrement que par les nouvelles. Impliquer la population à trouver des idées de partage et de sensibilisation. Écrire dans diverses langues. Afin de mieux communiquer l’importance de bien suivre les consignes. La communication ciblée pour tous 😊


D) Crises mondiales


On voit l’impact la diminution de la pollution depuis que nous sommes confinés chez nous. Donc, apprenons à :

  • Changer notre modèle de consommation : solution axée vers les matières énergétiques moins polluantes

  • Arrêter de surconsommer et miser sur des choix écologiques

  • Regarder la nature qui se réveille depuis que l’humain est moins invasif. C’est un rappel important pour nous.



J’aimerais partager un texte qui me parle beaucoup en ce moment et me rejoint énormément :

Crise économique mondiale : pour Thomas Piketty, le Covid-19 est l’arbre qui cache la forêt


L’économiste rappelle à quel point « on est en retard sur la question des risques environnementaux et sociaux, qui ne se voient pas de la même manière qu’une épidémie, mais dont on sait à long terme la gravité ».


« il ne suffit pas de dire “Il faut changer le système économique’”, il faut décrire quel autre système économique, quelle autre organisation de la propriété, du pouvoir dans les entreprises, quels autres critères de décision. Il faut remplacer le produit intérieur brut, et la maximisation du produit intérieur brut, par d’autres notions ».Pour l’économiste Thomas Piketty, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 doit nous amener à définir de nouveaux critères de décision en matière de gouvernance économique mondiale.


Référence : https://www.nouvelobs.com/economie/20200315.OBS26069/crise-economique-mondiale-pour-thomas-piketty-le-covid-19-est-l-arbre-qui-cache-la-foret.html

On peut y réfléchir ensemble ? Si vous avez envie de partager, de co-créer, d’animer des ateliers (à distance), d’inspirer le changement et d’innover alors, écrivez-moi :)


Note à propos de l’auteure : Stéphanie Sauvé, CRHA, se spécialise dans le rôle-conseil stratégique en croissance et innovation d’entreprise. Celle-ci accompagne ses clients afin de les aider à devenir des modèles tant au niveau humain qu’à celui des affaires. Échanger, prendre soin des gens, collaborer, partager et créer de la valeur ajoutée sont des valeurs importantes pour elle. Vous pouvez la contacter via son site web : www.stesconseils.com ou par courriel à stephanie.sauve@stesconseils.com